Portrait de Mohamed

Étudiant tunisien en mobilité internationale vers la France – iUT NFC

Mohamed, étudiant international, inscrit à l’iUT NFC dans le Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) Génie Electrique et Informatique Industrielle (GEII) nous raconte son parcours, de la Tunisie à Belfort.

Isaora a recueilli ses impressions et ses conseils pour de futurs étudiants du monde entier, intéressés pour venir étudier en France, à l’université Marie et Louis Pasteur, iUT NFC.

"Il est essentiel d’être motivé, autant pour les études que pour l’expérience de vie à l’étranger"

Parcours académique

Peux-tu nous parler de ton parcours scolaire avant de venir étudier ici ?

J’ai un Baccalauréat en Sciences Techniques. Après mon bac, j’ai fait une année de classe préparatoire en Tunisie, mais je ne m’y sentais pas vraiment à l’aise. J’ai donc décidé de me réorienter et de poursuivre mes études en France.

Qu'est-ce qui t'a motivé à choisir cette université en particulier ?

J’ai été accepté dans 2 établissements, l’Université de Lyon et l’iUT Nord Franche-Comté.

J’ai choisi Belfort parce que l’université de Lyon m’avait accepté en Licence Sciences pour l’Ingénieur. Après avoir fait des recherches et discuté avec des amis ayant suivi la filière GEII, j’ai réalisé que le BUT était un meilleur choix.

Le BUT offre une dimension pratique bien plus importante que la Licence Sciences pour l’Ingénierie, ce qui correspond davantage à ma façon d’apprendre. J’aime particulièrement la pratique, donc j’ai choisi le BUT GEII.

Quelles différences entre le système éducatif de ton pays et celui de la France ?

Le système éducatif français est plus développé, notamment au niveau du matériel et des ressources mises à la disposition des étudiants.

A l’université dans laquelle j’ai fait ma première année en Tunisie, j’ai constaté qu’il y a parfois des lacunes, notamment dans certaines filières où la théorie est très dominante par rapport à la pratique. Ici en France, et particulièrement en BUT, le matériel nécessaire est disponible pour réaliser des applications pratiques.

Bien sûr, la théorie reste essentielle, mais l’aspect pratique est bien plus présent. Les professeurs en France sont aussi plus accessibles et passionnés par leur enseignement, et les étudiants sont globalement plus sérieux. En Tunisie, on parle également français, donc la barrière de la langue n’a pas été un problème pour moi.

Expérience sur le campus et dans la vie quotidienne

Comment t'es-tu adapté à la vie universitaire ici ?

Je n’ai pas eu de choc culturel majeur, car il n’y a pas une énorme différence entre la Tunisie et la France.

Je suis quelqu’un d’assez débrouillard, donc je n’ai pas rencontré de grandes difficultés. Belfort est une petite ville, ce qui est un avantage car tout est facilement accessible.

As-tu eu des difficultés à t'intégrer (langue, culture...) ?

Non, honnêtement, je n’ai pas eu de difficultés particulières. Peut-être que dans une autre ville plus grande, ça aurait été différent, mais ici, tout est à portée de main, ce qui facilite l’intégration.

Depuis ton arrivée, as-tu pu te faire des amis ?

Oui, effectivement depuis mon arrivée, j’ai pris une chambre au CROUS où j’ai pu me faire plein d’amis de toutes les nationalités. C’était bien.

Il y a 1 an, j’ai déménagé, et cela m’a arrangé de changer de logement afin d’être plus calme chez moi car au CROUS on doit partager la cuisine mais avoir sa propre cuisine c’est mieux.

Quelles recommandations ferais-tu à de futurs candidats internationaux en mobilité vers l'iUT NFC ?

Quels conseils donnerais-tu ?

Il faut être patient et persévérant. L’adaptation prend du temps, donc il ne faut pas se décourager.

Il est essentiel d’être motivé, autant pour les études que pour l’expérience de vie à l’étranger. C’est normal d’avoir des moments difficiles, mais avec le temps, on s’habitue à tout. Sortir de temps en temps et faire de nouvelles rencontres aident à s’intégrer à la société. S’entourer de bonnes personnes aide aussi énormément.

Y a-t-il des choses que tu aurais aimé savoir avant de partir à l'étranger ?

La gestion de l’argent. Ma première année de BUT, mon père m’a beaucoup soutenu financièrement.

Mais dès la deuxième année, j’ai travaillé chez Burger King en job étudiant, car je n’avais pas encore trouvé d’alternance.

Avoir une source de revenus aide énormément, non seulement pour l’aspect financier, mais aussi pour améliorer la langue et mieux comprendre la culture locale.

Perspectives d'avenir

Après mon BUT, si tout se passe bien, je vais poursuivre en master en alternance, idéalement avec mon entreprise actuelle.

Si mon entreprise ne prolonge pas mon contrat, je continuerai mes études en master, mais je devrai probablement chercher une autre alternance ou un autre job étudiant pour financer ma formation.

Article rédigé par Isaora – Service civique mobilité internationale

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